Sébastien Chabaud retourne au Kiel sans état d'âme...
Le phénomène est éternel. Chaque année, que cela soit dans nos contrées ou dans les championnats de toute la planète, à tous les niveaux, plusieurs matches font l'objet de retrouvailles. De nombreux joueurs sont conviés à jouer contre d'anciennes couleurs. Ce soir, au Kiel, Sébastien Chabaud sera dans le cas... mais pas tout à fait : "Non, mon passage au GB Anvers n'aura pas marqué ma carrière. Ce ne fut qu'un intermède. Je n'y suis resté que quelques mois au retour de mon aventure espagnole à Tarragone tandis que je n'y ai pas été beaucoup employé. Je n'ai d'ailleurs pas conservé de contact."
À l'inverse des rapports du médian français avec le Sporting de Charleroi : "J'ai déjà dit que c'est comme si je n'étais jamais parti. Ma famille footballistique belge est ici. En outre, je côtoie des garçons qui sont de véritables potes. Bertrand Laquait en particulier, qui fut déjà mon équipier à Nancy. Sans oublier Fabien Camus aux côtés duquel j'ai évolué à l'Olympique de Marseille."
Donc, Sébastien Chabaud n'a aucune raison de cultiver le moindre état d'âme. Si ce n'est qu'il mesure l'importance de l'enjeu pour deux clubs qui se situent actuellement loin de leurs perspectives. C'est que le résultat du match de ce soir risque fortement d'orienter carrément les horizons du GBA et de Charleroi : "Pour nous, le plus important, c'est de récolter les points. Il y va d'autant plus de notre intérêt que nous sommes au-devant d'un programme compliqué (NdlR : Charleroi devra ensuite en découdre avec Lokeren, le Standard et le Club Bruges !), si bien que nous avons grandement besoin de sortir de la zone où notre Sporting est installé."
Les Zèbres seront en quête d'un viatique qui s'avérerait une planche d'appui pour leur envol. Ils pourraient même faire coup double en se replaçant au classement tout en plongeant des rivaux directs dans le plus grand doute. Mais il va sans dire que les Anversois examinent les choses sous le même angle.
De là à imaginer que les adversaires en présence vont, en quelque sorte, jouer à quitte ou double, il n'y a qu'un pas : "C'est l'occasion ou jamais de réaliser la bonne opération, ne la ratons pas !" ponctue le plus Carolo des Marseillais.
(source : dhnet.be)
"Pas d'affolement"
Ce soir, Sébastien Chabaud n'aura pas de pincement au coeur. Pou rtant, le Carolo est un ancien du Kiel, au budget duquel il émargea lors du deuxième tour de 2007-08 : «Je n'ai gardé aucun contact à Anvers, pour qui je n'ai disputé que quelques matches. On m'y a fait venir à la trêve alors qu'il n'y avait pas besoin de moi. Il s'agissait d'une erreur des deux côtés. Au milieu, les postes étaient doublés et le mien était même triplé puisqu'on ne jouait qu'avec un seul récupérateur. Alors, avec des gens comme Wamfor, Ederson et King...» C'est Didier Frenay qui réalisa le transfert du club espagnol de Taragone (rejoint au départ du Sporting en janvier 2007) vers le Germinal : «Je n'étais pas trop au courant de cette abondance de biens dans mon secteur, mais je n'en veux à personne, même si ce ne fut pas une période très rigolote à vivre. J'ai toujours continué à bosser avec sérieux et Harm van Veldhoven (NDLR : qui est toujours en place) ne m'a jamais manqué de respect. En fin de saison, la direction ne m'a pas mis de bâtons dans les roues pour que je puisse retrouver le Sporting.» Avec qui le début de saison n'est guère étincelant : «Reprenons l'ensemble des matches jusqu'ici, svp : à part contre Courtrai, nous avons été bons en général. Il ne nous manque que des points. Peut-être est-il temps d'abandonner l'idée de vouloir tout le temps faire le spectacle? C'est précisément ce que nous avons fait à Mons, dans un contexte de combat permanent qui était connu à l'avance chez une équipe ayant un urgent besoin de points.» Le jeu dispensé par les Zèbres manque en fait trop souvent de la nécessaire profondeur pour créer des situations dangereuses dans le rectangle adverse. Le Marseillais préfère ne pas s'étendre sur ce genre d'analyse : «Quand ça ne va pas, il est toujours facile de chercher des raisons à gauche ou à droite. Le fait est qu'il ne nous manque pas grand-chose. Alors, il faut tout simplement que chacun apporte un peu plus... et moi le premier! Nous en sommes tous capables. Je ne peux pas encore me montrer satisfait de mon retour. Je sens bien que j'ai quasiment passé un an sans jouer. Ce serait peut-être plus facile pour moi dans une équipe qui tourne à merveille, mais les repères commencent à revenir.» Le Germinal connaît lui aussi un début de saison poussif... L'équipe qui perdra tout à l'heure risque donc d'entrer en crise : «Quoi qu'il arrive, ce ne sera jamais que le huitième match et il ne faut donc pas s'affoler! Cela dit, nous attaquerons ensuite un calendrier délicat et il est donc urgent de capitaliser. Le Germinal Beerschot se trouve dans la même situation que nous, alors qu'il y a là-bas une vingtaine de très bons éléments et je dirais même carrément deux équipes de titulaires potentiels. Là aussi, il ne faudrait qu'un détail pour que la machine s'enclenche. Les Anversois ont d'ailleurs fait quatre nuls. C'est offensivement qu'ils recèlent le plus de qualités et j'espère que leur déclic ne s'opérera que dans une semaine...» Et celui des Zèbres? (source : actu24.be)

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