Même si ce n'était pas le Brésil non plus et que leur jeu manquait souvent de profondeur, les Zèbres avaient pris la mauvaise habitude de préférer le spectacle aux résultats. À l'unanimité et dès avant le match à Mons, ils délivraient donc le message suivant : "Oublions la manière pour nous concentrer sur l'objectif !"
Comme au Tondreau, cette philosophie fut couronnée de succès au Kiel... "En jouant moins bien, nous venons de prendre quatre points sur six à l'extérieur" , se félicitait Siquet. Et d'insister sur les vertus collectives ayant en partie permis de s'imposer contre le cours du jeu à Anvers : "On n'a pas vu une équipe mais bien un groupe ! Il suffit de voir comment tous ceux qui étaient sur le banc au coup de sifflet final se sont jetés sur ceux qui ont terminé la partie. Cela dit, il ne faut pas oublier que nous étions critiqués de toutes parts il y a trois semaines..."
La seule note discordante vint d'Habibou, qui ne s'est pas prié pour faire savoir ce qu'il pensait de son statut de réserviste. En face, Fadiga, Lembi et De Wree n'irradiaient pas non plus de bonheur en tribune !
Pour revenir au Sporting, on relèvera que son ébauche de renouveau se fait en 4-5-1. Et peu importe les hommes, apparemment, puisque, par rapport au match à Mons, Chakouri et Orlando s'effaçaient pour Kere et Miceli tandis que les blessures de Diallo et Mujangi Bia bénéficiaient à Sbaï et Benjelloun. À noter que Chakouri ne reçut pas un cadeau en devant remplacer Sbaï à la mi-temps. Explication de Siquet : "Ça se voyait que Salah n'était pas dans le match à cause de son problème de cuisse. Vendredi, ça allait, mais il y a une différence entre un entraînement et un match. J'ai donc préféré opter ensuite pour quelqu'un qui était à 100 %, même s'il s'agissait d'un droitier n'ayant jamais joué à gauche."

Damien Miceli porte chance !
Appelé par Thierry Siquet (comme nous l'avions pressenti), le médian carolo était tout indiqué pour pallier les défections de Geoffrey Mujangi Bia et de Fabien Camus. Damien Miceli s'est révélé un élément précieux dans le contexte particulier du match disputé au Kiel. Où les Zèbres ont dû faire de la résistance : "J'avais bien décelé des indications lors des entraînements de la semaine mais je n'ai appris ma sélection que peu avant le match. Peut-être que je porte chance. Ma première titularisation, je l'avais enregistrée en février dernier à Bruges où le Sporting avait gagné face au Club. Et voilà que le phénomène se reproduit. De nouveau en déplacement."
Ce ne fut pas sans mal : "Nous avons reculé, parce que nous n'avions pas le choix sous la pression de nos adversaires. Mais nous ne nous sommes jamais affolés. N'oublions pas qu'avant que ce scénario se dessine, nous avions eu le mérite de revenir au marquoir alors que les Anversois ne sont pas les premiers venus !"
Attaque-défense
Le Sporting a plié sans jamais rompre
Selon l'expression populaire, on pourrait rejouer ce match dix fois que le GBA l'emporterait sans doute à neuf reprises... Car la 2e mi-temps se résuma à un attaque-défense agrémenté d'interventions d'un Laquait bien aidé, il est vrai, par la paire Kere-Vandenbroeck. Les Zèbres souffrirent jusqu'au bout avec notamment un but de Vandenbergh annulé pour hors jeu dans les derniers instants. Avant la pause, Kevin avait marqué grâce au concours de Defays et Sergio avait délivré un coup-franc transformé par... Peeters. S'il dut s'y reprendre à deux fois, Smolders n'eut besoin de personne pour inscrire le but de la victoire.
(source : dhnet.be)

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