
Ce ne fut pas un grand match mais le Sporting de Charleroi n'en a cure: il est allé cherché trois points précieux au Germinal Beerschot.
Assistance : 8 880.
Arbitre : M. Simon.
Cartes jaunes : Svetlicic, Munyaneza, Kere, Sergio, Yajour.
Buts : Vandenbergh (1-0, 8e); Peeters (1-1, c.s.c. 19e); Smolders (1-2, 23e).
G BEERSCHOT : Proto, M. Monteyne, Van Dooren, Svetlicic, P. Monteyne (46e Dheedene), Ne (73e Owusu), Wamfor, Haroun, Peeters (80e Munyaneza), Malki, Vandenbergh.
CHARLEROI : Laquait, Defays, Kere, Vandenbroeck, Sbai (46e Chakouri), Sergio (75e Théréau), Chabaud, Smolders, Miceli, Yajour (65e Habibou), Benjelloun.
Ce ne sont pas des Zèbres, ce sont des caméléons! Il a suffi que Charleroi tombe dans la zone rouge pour que ses joueurs se maquillent en véritables lutteurs pour le maintien. Sans fignoler, sans construire, mais en combattant, tout simplement. Et puis, surtout, en affichant une dose de réalisme assez étourdissante. Les Carolos viennent d'effectuer deux déplacements et ramènent un 4/6 qui leur donne une fameuse bouffée d'air au classement. À Mons, ils avaient accroché un nul heureux. Samedi, à Anvers, leur victoire s'apparente à un hold-up en bonne et due forme. Pourtant, comme quinze jours auparavant, Charleroi a eu les pires difficultés à rentrer dans la partie. David Vandenbroeck, soufflait d'ailleurs en quittant le Kiel : «Au début, j'ai cru que nous allions en prendre au moins cinq. Après un quart d'heure, nous étions menés (NDLR : par un contre astucieux de Vandenbergh sur un dégagement de Defays), et ça venait de partout. On se regardait. On était en train de craquer.»
Puis, par la grâce d'un autobut du grand et catastrophique Rocky Peeters, suite à un joli coup-franc de Sergio, le Sporting s'est relancé. Et a continué à creuser le filon de réussite récemment découvert. Le 1-2 résultait d'un beau mouvement initié par Yajour, mais Smolders a dû s'y reprendre à deux fois, et c'est sa seconde reprise, croquée, qui a trompé Proto. À partir de là, les hommes de Siquet se sont arc-boutés devant leur but. Et même si le GB n'était pas spécialement inspiré dans le rectangle de Laquait, c'est un petit miracle si ce dernier a pu garder ses filets inviolés. D'ailleurs, le portier français en convenait sans faux-fuyant : «Dans un match comme ça, il y a un moment ou on peut décider de lâcher, ou de continuer à se battre. On fera le spectacle, des petites talonnades et des machins du genre quand on en sera capable. Là, on s'appuie sur le mental, la collectivité et la bagarre. »
Pour vraiment se relancer, les Carolos, avant d'affronter consécutivement Bruges et le Standard, devront venir à bout de Lokeren, samedi prochain. Laquait prévient déjà : «On sait comment c'est avec Charleroi. Ma plus grosse crainte est que, dans cette espèce d'euphorie, certains oublient déjà l'essentiel. Oublient qu'on est une équipe.»
D'autant qu'une réussite pareille ne sera pas chaque fois au rendez-vous.
(source : actu24.be)

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