
Dans l’affaire Demol, Abbas Bayat, en gentleman, dit vouloir comprendre avant d’agir.
Le week-end dernier, le président carolo avait placé des sparadraps impossibles à décoller sur les bouches de tous ses employés. Lundi, le boss ne souhaitait à priori pas aller plus en avant que le communiqué officiel stipulant que le club avait pris acte de la décision de Stéphane Demol. Pourtant, Abbas Bayat, son neveu Mogi et le fidèle Pierre-Yves Hendrickx se sont épanchés de-ci de-là.
En résumé, les gens du matricule 22 démentent toute pression ou ingérence dans son travail et réfutent que la décision du Brabançon provienne de problèmes d’incompatibilité. Explicitement ou non, ils continuent donc à avancer la thèse de soucis plus personnels dans le chef de l’ex-international, ce que nombre de témoins internes confirment d’ailleurs…
Sauf quand c’est fait de manière insidieuse par divers canaux appropriés, c’est là leur bon droit. Qu’on aime les Bayat ou non, et quoi qu’on pense de Demol, peut-être la vérité se situe-t-elle simplement, comme souvent dans un conflit, fût-il larvé, au milieu des deux versions ?
On retiendra surtout le sentiment d’Abbas Bayat, qu’il a confié à l’un ou l’autre confrère et qui confirme ce que nous savions déjà de lui : contrairement à ce que beaucoup de gens ne l’ayant jamais côtoyé croient, l’homme d’affaires peut afficher un côté humain, voire carrément sensible, quand il soupçonne un problème chez l’un de ses employés. En l’occurrence, le patron du Sporting se refuse à croire les arguments de son ex-salarié. Il dit vouloir se donner le temps de l’écouter – si c’est possible, bien sûr – pour mieux cerner ce qui l’a amené à claquer la porte et pouvoir prendre attitude sur la suite (qui ne peut être que juridique) qu’il donnera à cette affaire.
Avant Anderlecht–Charleroi, Demol nous avait confié vivre une relation de totale confiance avec son patron. Cette relation qu’il disait ouverte avait souffert du positionnement présidentiel dans l’affaire Guédioura. Mogi Bayat étant dépositaire du principal (seul ?) son de cloche auquel fait confiance son oncle, ceux qui pensent parfois pouvoir faire passer leurs idées au sein du RCSC en sont souvent (toujours ?) pour leurs frais !
Stef Demol s’épanche
Alors qu’il affirmait lui aussi en rester à son communiqué, Stéphane Demol a accordé une interview à FM Brussel lundi.
“Les Bayat ont une vision du foot et de la façon dont un club doit être dirigé totalement différente de la mienne, explique-t-il. J’avais débuté ma tâche empli d’enthousiasme, mais mes amis savaient depuis longtemps que je ne resterais pas. Y compris l’ affaire Guédioura, il n’y a pas eu une goutte ayant plus fait déborder le vase qu’une autre. Je ne savais plus à quoi m’en tenir depuis un petit temps. Il y avait toujours des petites choses…”
(source : dhnet.be)

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