
Akpala dit ne pas avoir observé de symptômes d'une crise à Bruges
Le soleil brillait au-dessus de l'Olympiapark lors de notre rencontre avec les deux anciens Zèbres .
Pourtant, après une série de claques prises lors des matches amicaux, de lourds nuages s'amoncelaient au-dessus du vestiaire brugeois depuis le coup de gueule d'un Koster découvrant subitement que son noyau manquait des plus élémentaires des qualités pour pouvoir espérer ne fût-ce que titiller les Rouches et les Mauves .
Comme les autres Gazelles , Akpala s'efforce de rester en retrait de toute polémique :
"J'ai lu les déclarations de l'entraîneur. S'il l'a dit, il l'a dit, et je n'ai pas à faire de commentaires là-dessus. C'est qu'il sait ce qu'il veut... En tout cas, je n'ai pas observé les symptômes de la crise dont on parle. C'est en championnat qu'on verra vraiment ce qu'il en est."
Le Nigérian est réceptif au discours de son nouvel entraîneur : "Son discours est bien reçu, assure notre interlocuteur. Il a, dès son arrivée, fait passer un message clair quant à ce qu'il attend de nous. Sa philosophie est résolument offensive. Pour le reste, chaque entraîneur a son style et ses principes, et c'est surtout un ensemble de petites choses qui peut faire la différence avec un autre."
À l'instar d'autres internationaux, Joseph Akpala a repris le collier un peu plus tard que le gros de la troupe flandrienne. Mais que ses potes carolos ne s'y trompent pas : buteur jeudi, il est en état de leur faire dès misères demain !
"J'ai disputé quatre matches pour mon pays dans la foulée du championnat , explique-t-il. Je n'ai donc eu qu'une toute petite semaine de vacances avant de rejoindre le groupe, pas plus. Et encore, j'ai pu bénéficier d'un rabiot, car la reprise avait lieu le lendemain de mon dernier match. Mais bon, c'est quand même peu pour récupérer... Je suis d'ailleurs toujours un peu fatigué, même si tout va bien pour moi."
Joseph se réjouit d'affronter d'emblée le club qui l'a révélé : "C'est bien de commencer par là. Ainsi, l'entraîneur verra directement le niveau belge. Charleroi n'a pas changé de philosophie : il essaie toujours d'attirer des inconnus pour les vendre avec une plus-value. Le Sporting pourrait encore bien surprendre."
S'il agit comme tout professionnel, Akpala ne peut oublier tout ce que Mathijssen a fait pour lui à Charleroi puis en l'attirant à Bruges :
"On se téléphone de temps en temps. La dernière fois, c'était après France - Nigeria, qui avait eu lieu début juin."
Un mot enfin sur son français, qui devient si riche que tout le monde, à commencer par les supporters qui le saluent, en viendrait à oublier qu'il est anglophone :
"Je n'ai pas de mérite vu le nombre de francophones qu'il y a dans le vestiaire de Bruges", sourit-il en guise de conclusion.

Koster rompt les habitudes
"Il voit les choses différemment" , lance Laurent Ciman
Joseph Akpala juge le Ciman actuel : "Je ne peux que lui souhaiter de vivre une meilleure saison que la dernière , explique l'attaquant. Cela a l'air bien parti (NdlR : le double entretien a donc eu lieu avant de connaître la sélection pour Club Bruges - Lahti) et on sent que la confiance est revenue après ce qu'il a traversé. J'espère qu'il va rester bien dans sa tête."
Lolo a aussi son avis sur la trajectoire de Jo : "Il n'a pas eu beaucoup de temps pour se reposer avant la reprise mais il monte en puissance, comme on a eu l'occasion de le constater lors du match contre l'AZ."
Et d'enchaîner sur son cas : "Je me sens effectivement mieux que la saison dernière. Il m'aura fallu un temps d'adaptation. Je ne veux plus trop parler de cette période, car c'est le passé et je veux aller de l'avant."
Le Carolo dissèque l'apport de Koster : "Il voit les choses différemment par rapport à ce qu'on a l'habitude de faire chez nous. Il nous a notamment soumis à des exercices dont j'ignorais l'existence. À nous d'être capables d'appliquer ses principes ! Son approche tactique est très offensive. Il préfère nous voir maîtriser le ballon et le faire circuler plutôt que de courir derrière pour miser sur une contre-attaque."
En préparation, ce ne fut pas évident : "Ce n'était pas tout le temps la même équipe qui était alignée vu qu'on aura besoin de tout le monde. Il est donc logique que les automatismes prennent du temps à se mettre en place. Et puis, il nous faut tout de même assimiler un nouveau système de jeu. Nous avons livré un match sérieux contre l'AZ Alkmaar. Le public aura pu se rendre à compte à cette occasion que nous étions sur le bon chemin."
Laurent Ciman : "On exagère"
Une crise ? Quelle crise ? C'est en substance ce qu'ont répondu nos deux larrons au sujet de la situation du Club Bruges.
"Je ne fais pas attention à ce qui se raconte dans les journaux et je n'ai rien constaté de négatif au sein du vestiaire , affirme pour sa part Ciman. Les choses sont souvent exagérées autour du club. Et puis, comment peut - on parler de crise alors que le championnat n'a pas encore débuté ?"
Comme toujours, Charleroi aura tout du piège pour Bruges : "Notre début de calendrier n'est pas facile. Alors, le Sporting ou une autre équipe, il fallait de toute façon bien se lancer... Chez les Zèbres aussi, il y a un nouveau staff et de nouveaux joueurs qui voudront se montrer. On sait donc que la tâche sera compliquée. Cela dit, avant les trois coups, je ne connais pas un endroit où on n'est pas gonflé à bloc."
(source : dhnet.be)

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